En février 2024, le climat des affaires au Sénégal a connu une légère détérioration, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Le mois a vu l’indicateur synthétique, qui mesure le sentiment général des chefs d’entreprise, baisser de 1,0 point par rapport à janvier 2024, et de 2,3 points sur une base annuelle par rapport à février 2023.
Cette baisse est attribuable principalement au pessimisme des industriels et des prestataires de services. Dans le secteur industriel, les principales contraintes étaient la faiblesse de la demande, la concurrence accrue, les difficultés d’approvisionnement en matières premières, les problèmes de recouvrement des créances et l’accès restreint aux crédits. Cette combinaison de facteurs a entraîné une perte de 4,7 points dans l’indice du climat des affaires pour le sous-secteur industriel.
En revanche, le sous-secteur des bâtiments et travaux publics a vu son climat des affaires s’améliorer de 1,7 point, grâce à une perception plus positive des commandes privées et publiques. Malgré des défis significatifs comme le recouvrement des créances, la fiscalité lourde, l’accès au foncier, la concurrence déloyale et la vétusté des équipements, les perspectives sont demeurées optimistes.
Le secteur des services, cependant, a subi une baisse de 0,8 point dans son indice, influencé par la diminution de la demande, la concurrence déloyale, les difficultés de recouvrement des créances et les charges fiscales.
Dans le commerce, malgré les défis liés à la fiscalité, au recouvrement des créances, à l’approvisionnement en marchandises, et à la concurrence, le climat des affaires s’est amélioré de 3,9 points. Cette amélioration reflète une perception favorable des commandes, du chiffre d’affaires et des stocks de produits finis.
Ces variations montrent une image contrastée du climat des affaires au Sénégal, avec des secteurs qui se battent contre des vents contraires tout en cherchant à capitaliser sur les opportunités émergentes.